Saint-Etienne Métropole est composée de 53 communes, elle représente la 2ème agglomération de la Région Auvergne – Rhône-Alpes.
Située entre les Alpes et le Massif Central, elle est sous influence de 3 climats, continental, montagnard et méditerranéen, favorables à une grande variété d’habitats naturels et d’espèces.
Ce territoire est un carrefour d’échanges pour la faune et la flore entre plusieurs ensembles écologiques préservés. La Métropole lutte contre la fragmentation des milieux naturels (routes, rail…) en favorisant la préservation des réservoirs et la création de corridors écologiques.
Le territoire est notamment marqué par la présence de 8 sites Natura 2000, 3 sites classés et 1 réserve naturelle régionale.
Trois grands réservoirs de biodiversité (espaces où la biodiversité est la plus riche et la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie) sont présents au sein de la métropole : le massif du Pilat, les Gorges de la Loire et les Monts du Lyonnais.
La métropole possède également sur son territoire des secteurs à enjeux pour la fonctionnalité écologique régionale. Six corridors écologiques (espaces qui assurent des connexions entre des réservoirs de biodiversité, permettant aux espèces de se déplacer et de se développer) d’enjeu régional ont ainsi été identifiés sur le territoire.

Carte des corridors écologiques d’enjeux régionaux et Sud Loire sur le territoire de Saint-Etienne Métropole © Agence d’urbanisme Epures
Le territoire présente par ailleurs une grande diversité de milieux naturels et d’espèces, qui ont été recensés dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité intercommunale finalisé en 2023.
Dans le cadre de la cartographie des habitats de Saint-Etienne métropole, dix grands types de milieux ont ainsi été répertoriés : les plus présents sur la métropole stéphanoise sont les boisements (33%), suivis des prairies (31%). Au sein de chacun de ces grands milieux, l’enjeu écologique peut être variable.
Les milieux remarquables ont par la suite été identifiés en partenariat avec le Conservatoire Botanique National du Massif Central (travail en cours).
En 2023, l’ABCi permettait de faire état des espèces faunistiques et floristiques présentes sur le territoire, dont 129 espèces patrimoniales.
Parmi les espèces emblématiques du territoire, en voici certaines faisant l’objet d’actions de préservation par la Métropole avec ses partenaires (cliquez dessus pour plus d’infos) :
Les faucons pélerins
Quasiment disparus sur le département dans les années 1970, 7 couples de faucons pèlerins sont de nouveau revenu s’installer dans la Loire, avec des nichoirs aménagés notamment sur les hautes cheminées industrielles à Saint-Chamond et Châteauneuf.
Il s’agit de l’oiseau le plus rapide du monde ! Il avait bien failli disparaitre de France notamment à cause du braconnage et des pesticides.
> Observez-les en direct grâce à des caméras installées sur les hauteurs de Novacièries à Saint-Chamond
En fonction de la saison, vous verrez la ponte des œufs, la naissance des petits ou encore leur premier vol !
> En savoir plus sur le faucon pèlerin : http://rapaces.lpo.fr/faucon-pelerin/presentation

© Joël Vial
Le busard cendré
Ce rapace protégé, rare et en déclin en France, niche à même le sol, dans des parcelles cultivées, ce qui le rend vulnérable pendant les périodes de fauches et de moissons.
Des chantiers pour restaurer les milieux naturels favorables à cette espèce sont régulièrement réalisés, comme à Saint- Romain-en-Jarez en mars 2023.

© Joël Vial
Les martinets : ces acrobates des airs au cœur de nos villes
Lors de douces soirées d‘été, des groupes d’oiseaux aux cris stridents sillonnent le ciel de nos villes et villages, rasent les toits, frôlent les façades et parfois s’engouffrent sous un rebord de toit ou une gouttière. Il s’agit des martinets noirs. Que ce soit le jour pour se nourrir, faire sa toilette ou s’accoupler mais également la nuit pour dormir, il fait tout en vol ! Si bien qu’il passe 10 mois par an en l’air, ce qui constitue le record du monde de durée de vol chez les oiseaux. ll ne se posera que pour pondre et couver ses œufs.
C’est vers la mi-avril que ce migrateur au long cours revient d’Afrique et il y retournera dès les mois de juillet-août. Le temps lui est donc compté pour réussir à élever ses 2 ou 3 jeunes ! Difficulté supplémentaire : la rénovation des bâtiments et l’architecture moderne le privent souvent d’accès à ces interstices dans lesquels il fait son nid. On peut cependant pallier cela en installant des nichoirs sur les immeubles.
Depuis environ 20 ans, le martinet noir a vu l’arrivée en ville de son cousin le Martinet à ventre blanc. Plus grand (60 cm d’envergure contre 40 pour le martinet noir) il a tendance depuis quelques années à adopter le milieu urbain, délaissant ses falaises originelles. Il est aujourd’hui présent dans le centre de Saint-Étienne mais également de nombreuses villes de l’Ondaine et du Gier.

© Alexandre Laubin
Les loutres d’Europe dans nos rivières
Sa présence est un signe de l’amélioration de la qualité des eaux des rivières. Elle a fait son retour dans l’Ondaine en 2013, dans le Gier en 2014 et dans le Furan en 2015. Au Pertuiset à Unieux, le long des berges de l’Ondaine, Saint-Étienne Métropole a installé une catiche, abri occupé par la loutre, pour favoriser son implantation.
Mais présente ne veut pas forcément dire nombreuse. Car la loutre est confrontée à d’autres difficultés (barrages, urbanisation…) et a besoin de vastes territoires : environ 10 km de rivière pour une femelle et 2 ou 3 fois plus pour un mâle ! Elle reste donc une espèce rare et fragile.
Le castor d’Europe
Espèce menacée en France, mais en expansion sur le territoire, le plus gros rongeur français est un excellent architecte dont l’activité contribue à prévenir les risques inondation, l’érosion des berges et favorise la présence d’autres espèces animales.
Il bénéficie des actions de la Métropole dans le cadre de la renaturation des berges.

© Joël Vial
Le sonneur à ventre jaune
Présent sur les listes européennes et françaises des espèces protégées, ce crapaud affectionne les petites pièces d’eau peu profondes, notamment les ornières forestières, flaques et fossés pour se reproduire et les zones boisées pour hiverner.
Saint-Étienne Métropole et le SMAGL (Syndicat mixte d’aménagement des Gorges de la Loire) ont récemment restauré une zone humide et créé des mares à Saint- Victor-sur-Loire pour favoriser sa présence.

© Antoine Cstutoros – FNE Loire
Actualités sur les espèces du territoire et les habitats
Zoom sur les espèces
